La couperose

Publié le par esthéticienne expert anti-âge

Les peaux claires et fines ont souvent, dès le plus jeune âge, quelques vaisseaux sur le haut des joues qui sont détruits par les intempéries, le vent, le froid et le soleil... Les personnes rousses peuvent avoir des flushs, «piquer un fard» dès qu’il fait chaud ou à la première émotion. Les peaux plus mates, avec le temps, ont parfois des vaisseaux bien visibles sur les ailes du nez et quelques angiomes stellaires sur les joues. À cause des bains de soleil accumulés, le décolleté paye un lourd tribu à la couperose...

Que faire devant une fragilité vasculaire si diverse ? Pour répondre à cette question, une esthéticienne a délivré des astuces pour camoufler ces rougeurs disgracieuses. Des médecins esthétiques ont décrit les traitements médicaux efficaces et donné quelques pistes pour enseigner la gestion d’une fragilité vasculaire. Ils sont également intervenus sur les dérèglements hormonaux dans la genèse de cette affection.

Comment prévenir une couperose ou une érythrose ?

Quels sont les facteurs déclenchants ?

  • Tout d’abord une fragilité génétique micro-vasculaire. Les capillaires n’ont pas la même sensibilité que les veines, les artères ou les lymphatiques, donc on peut être fragile dans un de ces systèmes et pas dans les autres.
  • Par ailleurs, une peau fine est indispensable car elle ne forme pas l’écran mécanique idéal aux agressions et donc va favoriser cette fragilité vasculaire.
  • Ensuite, les intempéries sont catastrophiques pour les capillaires, surtout le vent ou le froid qui mord la peau et va faire éclate ces petits vaisseaux.
  • Le trop chaud aussi, comme les bains de soleil ou le sauna, peuvent provoquer une vasodilatation importante, si importante que l’on arrivera au capillaire éclaté.
  • Les variations de température intempestives aussi sont délétères, passer du froid au chaud ou vice versa, dans un temps trop court est néfaste et peut provoquer des vasodilatations ou des vasoconstrictions rapides qui, si les vaisseaux n’ont pas l’élasticité suffisante, crée une perturbation et conduisent à une insuffisance capillaire.
  • Autre facteur déclenchant : l’émotion avec son flush bien connu, «piquer un fard».
  • L’alcool, mais il ne faut pas penser que c’est le seul facteur. Lorsque l’ont voit une personne couperosée, on imagine immédiatement qu’elle boit. C’est faux dans 80 à 90 % des cas. La couperose est provoquée, dans la plupart du temps par une fragilité vasculaire.
  • L’âge, avec le temps génère aussi un visage rouge. Les «dégâts» vasculaires sont constants.
  • Les médicaments, notamment les vasodilatateurs.
  • Et enfin, les déséquilibres hormonaux dont le Dr Claude Dalle vous parlera plus loin. Les peaux fines, mais également les phototypes clairs et les peaux sensitives qui ont un petit fond d’inflammation permanente, sont les plus sujets à la couperose, car la peau constitue un écran physique avec le réseau vasculaire.

Comment lutter ?

Pour lutter contre le vent et le froid, il faut appliquer des crèmes barrières qui constituent un véritable écran physique.

Les Inuits se mettent de la graisse de phoque sur le visage et les parties découvertes pour que le froid et le vent ne les mordent pas.

Ces crèmes, à base de silicone, ou de vaseline, permettent de ne pas être en contact direct avec l’intempérie.

 

Concernant la protection contre le soleil, les écrans UV ne servent à rien pour prévenir la couperose. Ce ne sont pas les UV qui sont en cause, mais les infrarouges, c’est-à-dire la chaleur.

La chaleur du soleil provoque une vasodilatation tellement importante que le vaisseau claque. Il faut des principes actifs vasoconstricteurs.

Un écran UV associé à un principe actif vasoconstricteur inclus dans la crème est une idée intelligente.

 Cela va améliorer la tolérance au chaud des vaisseaux. D’autre part, en cas de fortes chaleurs, un brumisateur provoquera une vasoconstriction et refermera les vaisseaux. Son action bénéfique sera de refroidir la surface cutanée, mais il faudra bien sécher après afin de ne pas provoquer d’effet loupe avec les fines gouttelettes.

 

Les anti-oxydants par voie buccale ont eux aussi une action sur la mécanique du capillaire : ils vont l’aider à s’ouvrir, à se fermer, mais sans claquer.

 

La vitamine K, qui existe en crème, est coagulante et a une réelle action. Appliquée matin et soir, sous toutes les crèmes, pendant deux à trois mois, elle diminue la couperose, l’érythrose, le flush.

 

Il faut apprendre à vos clientes à gérer leur fragilité vasculaire selon les circonstances et les intempéries.

Elles naissent avec et vous devez entreprendre une prévention à base d’une cosmétologie adaptée et de soins anti-rougeurs pour ne pas laisser s’installer une peau sensitive, allergique qui fragilise le réseau vasculaire et produit une inflammation permanente.

 

 

Les peaux sensibles

Les peaux sensibles sont des peaux irritables, hypersensibles. On ne connaît pas bien l’origine de cette sensibilité, on sait simplement que ces peaux vont présenter des réactions exagérées, anormales, vis-à-vis des agressions environnementales.

Elles ont un seuil de tolérance assez bas, ce qui aura pour conséquence de permettre aux produits irritants de pénétrer plus vite.

Deux types de signes cliniques subjectifs et objectifs permettent de déceler ce type de peau :

  • Les signes subjectifs : une peau qui ne supporte rien et qui est sensible aux tiraillements, aux démangeaisons, aux brûlures,
  • Les signes objectifs : sécheresse de la peau, rougeur, œdème, chaleur, notamment au niveau des pommettes, du nez, des joues, du menton, avec souvent des vaisseaux dilatés qui apparaissent sur le visage.

Ces symptômes touchent trois femmes pour un homme.
Ce sont principalement les zones convexes du visage : le nez, les joues et le menton, qui sont atteintes. Les rougeurs sont bilatérales et symétriques.

Il existe quatre stades dans l’évolution des rougeurs :

Les stades un et deux sont représentés par des rougeurs qui peuvent être fugaces, on appelle cela un flush, ou permanentes, c’est une érythrose faciale, dans le troisième stade, apparaissent les vaisseaux dilatés : c’est la couperose, enfin au quatrième stade, s’ajoute une inflammation, c’est l’acné rosacée.

Les facteurs aggravants

Les facteurs aggravants sont de plusieurs types. Ils sont liés à l’environnement, au style de vie ou à la profession :

  • les facteurs liés à l’environnement sont principalement thermiques : c’est le passage brutal du chaud au froid,
  • concernant le style de vie, ce qui fait rougir le visage augmente la couperose : les émotions, le stress, les facteurs alimentaires, l’alcool, certains produits cosmétiques, certains médicaments dont la cortisone et certaines hormones,
  • des personnes qui travaillent dehors et sont exposées aux intempéries ont tendance, sur une peau claire, à développer de la couperose. Les causes de cette affection

On ne connaît pas réellement ses causes. On arrive cependant à individualiser deux facteurs principaux :

  • une déficience de la fonction barrière de la peau qui ne fait pas bien son travail de protection contre les facteurs irritants qui ont plus d’impact,
  • et un problème de micro-circulation qui provoque une dilatation des petits vaisseaux

Les grandes règles du traitement médical

  • la première d’entre elles est d’essayer d’éliminer ou de limiter, quand on les connaît, les facteurs responsables,
  • dans un second temps, on va choisir des produits de soins qui auront trois axes de traitement : restaurer la barrière cutanée, protéger des agressions et calmer, décongestionner.

couperose portraitD’une manière générale, les produits médicaux cosmétiques utilisés devront être hypoallergéniques.

Il faudra éviter les alcalins, les alcools et les détergents qui sont irritants et limiter les exfoliations et les gommages.

Le but est de calmer et d’apaiser, d’agir sur la micro-circulation en utilisant des produits veinotoniques et de camoufler avec des produits utilisant la couleur verte, qui neutralise le rouge.

 

Il est conseillé d’utiliser des produits d’origine végétale à base de cassis, de myrtille, de marron d’Inde, riches en substances que l’on utilise pour la circulation des jambes et également contre les hémorroïdes.

 

 Ils ont également des propriétés anti-inflammatoires et camouflent les rougeurs car ils contiennent des pigments ou des nacres verts, les nacres étant des réflecteurs de la lumière. Cela atténuera les rougeurs.

 

Il ne faut surtout pas utiliser de savon ou de crèmes aux enzymes trop irritantes mais au contraire certains pains dermatologiques, solides ou liquides.Parmi les traitements médicaux, citons les anti-oxydants qui améliorent la micro-circulation locale.

 

Dans les cas plus graves, la sclérothérapie consiste à injecter des produits sclérosants à l’aide d’une petite aiguille dans le vaisseau pour le scléroser. L’électrocoagulation permet, grâce à une petite aiguille reliée à un appareil générateur de courant, de souder le petit vaisseau par la chaleur. De même, les lasers vasculaires vont suivre le vaisseau pour le coaguler complètement. Dans ces cas, les patientes devront utiliser une protection solaire au moins pendant un mois après le traitement.

 

Les lampes flash agissent comme les lasers mais, leurs longueurs d’ondes étant différentes, elles permettent d’effectuer davantage de traitements.

 

La couperose étant une maladie vasculaire dont on, ne guérit pas, ces traitements doivent être renouvelés tous les ans.

 

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